PENSEÉS (BLAISE PASCAL)
日本語訳
原文(仏語)
英訳(断章番号はBrunschvicg版準拠)


パンセ(ブレーズ・パスカル)(野島明訳)
準備中(難しいので掲載分すべての日本語訳を終えるには少々時間がかかりそうだ、ということです。)

61.−−秩序−−私はこの論考を以下のような秩序のもとに置いてもよかったのだろう。 人が生きるあらゆる状況のむなしさを示し、一般的生活のむなしさを示し、 さらに、ピュロン派やストア派の徒輩の哲学的生活のむなしさを示す、 といった秩序のもとに。しかしこの秩序は維持されることはないだろう。 私にはそれがどういうものであるか、またそれを理解する人がいかに少ないか、わずかではあるが分かっている。 いずれの人間的な学問もそれを維持することはできない。 聖トマスはそれを維持することはなかった。 数学はそれを維持する。だが、数学はその深さにも拘わらず無益である。

62.−−第一部の序−−自己を知ることについて論じた人々のことを、人を物憂く、うんざりさせるシャロンの区分を、モンテーニュの混乱を語ること。 彼は直線的方法の欠点を十分に感じていた。彼は話題から話題へと転々として それを避けた。彼は品のよさを求めた。

自己を描こうというモンテーニュの愚かな企て。ただこれは、誰もがおかしそうな過ちとは違い、何気なしの、また彼の信条に背くものではなく、彼自身の信条に基づいた、また当初からの主たる意図によるものである。たまたま、また弱さによって暴言を口にするのはありきたりの罪であるが、意図的にそれを口にするのは許し難いことである。しかもかのようなことを口走るというのは…。    

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PENSÉES

61. --Ordre-- J'aurais bien pris ce discours d'ordre comme celui-ci: pour montrer la vanité de toutes sortes de conditions, montrer la vanité des vies communes, et puis la vanité des vies philosophiques, pyrrhoniennes, stoiques; mais l'ordre ne serait pas gardé. Je sais un peu ce que c'est, et combien peu de gens l'entendent. Nulle science humaine le peut garder. Saint Thomas ne l'a pas gardé. La mathématique le garde, mais elle est inutile en sa profondeur.

62. --Préface de la première partie-- Parler de ceux qui ont traité de la connaissance de soi-même; des divisions de Charron, qui attristent et ennuient; de la confusion de Montaigne; qu'il avait bien senti le défaut [d'une droite] méthode, qu'il l'évitait en sautant de sujet en sujet, qu'il cherchait le bon air.

Le sot projet que Montaigne a de se peindre ; et cela non pas en passant et contre ses maximes, comme il arrive à tout le monde de faillir ; mais par ses propres maximes, et par un dessein premier et principal ; car de dire des sottises par hasard et par faiblesse, c'est un mal ordinaire ; mais d'en dire par dessein, c'est ce qui n'est pas supportable, et d'en dire de telles que celles-ci.....

63. --Montaigne--Les défauts de Montaigne sont grands. Mots lacifs; cela ne vaut rien, malgré Mademoiselle de Gourney. Crédule, gens sans yeux. Ignorant, quadrature du cercle, Monde plut grand. Ses sentiments sur l'homicide volontaire, et sur la mort. Ils inspire une nonchalance du salut sans crainte et sans repentir. Son livre n'étant point fait pour porter à la piété. il n'y était pas obligé: mais on est toujours obligé de n'en point détourner. On peut excuser ses sentiments un peu et voluptueux en quelque rencontres de la vie; mais on ne peut excuser ses sentiments tout paiens sur la mort ; car il faut renoncer à toute piété, si on ne veut au moins mourir chrétiennement : or, il ne pense qu'à mourir lâchement et mollement par tout son livre.

64. Ce n'est pas dans Montaigne, mais dans moi, que je trouve tout ce que j'y vois.

65. Ce que Montaigne a de bon ne peut être acquis que difficilement. Ce qu'il a de mauvai, j'entends hors de moeurs, peut être corrigé en un moment, si on l'eût averti qu'il faisait trop d'histoires, et qu'il parlait trop de soi.

66. Il faut se connaître soi-même: quand cela ne servirait pas à touver le vrai, cela au moins sert à règler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.

67.--Vanité des sciences-- La science des choses extérieure ne me consolera pas de l'ignorance de la morale au temps de l'affliction ; mais la science des moeurs me consolera toujours de l'ignorance des choses extérieures.

347. L'homme n'est qu'un roseau le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser. Une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer. Mais quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue ; parce qu'il sait qu'il meurt ; et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.

Ainsi toute notre dignité consiste dans la pensée. C'est de là qu'il faut nous relever, non de l'espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale.

348.--Roseau pensant--Ce n'est point de l'epace que je dois chercher ma dignité, mais c'est du règlement de ma pensée. Je n'aurais pas davantage en possédant des terres; par l'espace, l'univers me comprend et m'engloutit comme un point; par la pensée, je le comprends.

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English

PENSÉES

by Blaise Pascal

1660

translated by W. F. Trotter

61. Order.--I might well have taken this discourse in an order like this: to show the vanity of all conditions of men, to show the vanity of ordinary lives, and then the vanity of philosophic lives, sceptics, stoics; but the order would not have been kept. I know a little what it is, and how few people understand it. No human science can keep it. Saint Thomas did not keep it. Mathematics keep it, but they are useless on account of their depth.

62. Preface to the first part.--To speak of those who have treated of the knowledge of self; of the divisions of Charron, which sadden and weary us; of the confusion of Montaigne; that he was quite aware of his want of method and shunned it by jumping from subject to subject; that he sought to be fashionable.

His foolish project of describing himself! And this not casually and against his maxims, since every one makes mistakes, but by his maxims themselves, and by first and chief design. For to say silly things by chance and weakness is a common misfortune, but to say them intentionally is intolerable, and to say such as that...

63. Montaigne.--Montaigne's faults are great. Lewd words; this is bad, notwithstanding Mademoiselle de Gournay. Credulous; people without eyes. Ignorant; squaring the circle, a greater world. His opinions on suicide, on death. He suggests an indifference about salvation, without fear and without repentance. As his book was not written with a religious purpose, he was not bound to mention religion; but it is always our duty not to turn men from it. One can excuse his rather free and licentious opinions on some relations of life; but one cannot excuse his thoroughly pagan views on death, for a man must renounce piety altogether, if he does not at least wish to die like a Christian. Now, through the whole of his book his only conception of death is a cowardly and effeminate one.

64. It is not in Montaigne, but in myself, that I find all that I see in him.

65. What good there is in Montaigne can only have been acquired with difficulty. The evil that is in him, I mean apart from his morality, could have been corrected in a moment, if he had been informed that he made too much of trifles and spoke too much of himself.

66. One must know oneself. If this does not serve to discover truth, it at least serves as a rule of life, and there is nothing better.

67. The vanity of the sciences.--Physical science will not console me for the ignorance of morality in the time of affliction. But the science of ethics will always console me for the ignorance of the physical sciences.

347. Man is but a reed, the most feeble thing in nature; but he is a thinking reed. The entire universe need not arm itself to crush him. A vapour, a drop of water suffices to kill him. But, if the universe were to crush him, man would still be more noble than that which killed him, because he knows that he dies and the advantage which the universe has over him; the universe knows nothing of this.

All our dignity consists, then, in thought. By it we must elevate ourselves, and not by space and time which we cannot fill. Let us endeavour, then, to think well; this is the principle of morality.

348. A thinking reed.--It is not from space that I must seek my dignity, but from the government of my thought. I shall have no more if I possess worlds. By space the universe encompasses and swallows me up like an atom; by thought I comprehend the world.

 

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